Une fusion de trois entreprises pour un cloud souverain et distribué
À son lancement, Antimatter opère déjà 10 unités Policloud réparties sur 8 sites au Texas et en Oregon, avec 3 400 GPU déployés et 26 MW de puissance opérationnelle. La demande clients dépasse déjà les 10 000 GPU. Selon PRNewswire, la société a sécurisé plus de 1 GW de capacité électrique via des accords de connexion réseau aux États-Unis, en Europe et dans les pays du Golfe.
5x plus rapide, 50 % moins cher : un défi direct aux géants du cloud
Antimatter revendique un déploiement cinq fois plus rapide que les hyperscalers traditionnels, avec des coûts réduits de 50 %. Chaque unité Policloud se déploie en environ 5 mois contre 24 mois ou plus pour un datacenter hyperscale classique, pour un coût d'environ 7 millions de dollars par mégawatt contre 35 millions chez les géants. La plateforme promet également une latence inférieure à 10 ms, une souveraineté des données complète et des émissions carbone réduites de 70 %, sans refroidissement par eau.
David Gurlé, PDG et cofondateur, est un entrepreneur en série connu pour avoir fondé le service de communications en temps réel de Microsoft, devenu Microsoft Teams, avant de céder Skype à Microsoft. Selon Power Systems Design, il déclare : "À l'ère de l'IA, ce n'est pas l'intelligence qui est le goulot d'étranglement, c'est l'énergie."
Une levée de 300 millions d'euros pour atteindre 400 000 GPU d'ici 2030
La société sécurise actuellement 300 millions d'euros pour financer le déploiement de 100 unités Policloud d'ici 2027, représentant 40 000 GPU et 3,6 exaFLOPS de capacité de calcul active. D'ici 2030, Antimatter vise un réseau de 1 000 Policlouds dans plus de 100 pays, pour plus de 400 000 GPU et 36 exaFLOPS, soit l'équivalent de cinq datacenters hyperscale traditionnels, mais avec 50 % de dépenses d'investissement en moins. Selon BlackRidge Research, l'entreprise mise sur la phase d'inférence de l'IA, qui requiert une infrastructure distribuée et géographiquement proche des utilisateurs, là où les modèles centralisés d'AWS, Azure ou Google Cloud montrent leurs limites.