Des milliards de dollars investis dans les serveurs IA
La décision a été communiquée aux salariés via un mémo interne. En parallèle, 6 000 postes ouverts au recrutement ne seront finalement pas pourvus, selon TechCrunch. Janelle Gale, directrice des ressources humaines de Meta, a justifié le choix : « Nous faisons cela dans le cadre de nos efforts continus pour gérer l'entreprise plus efficacement et pour nous permettre de compenser les autres investissements que nous réalisons. »
Mark Zuckerberg avait annoncé la couleur en janvier : « 2026 sera l'année où l'IA commencera à changer radicalement notre façon de travailler », ajoutant que « des projets qui nécessitaient auparavant de grandes équipes peuvent désormais être accomplis par une seule personne très talentueuse. »
L'IA remplace aussi en interne
Meta a également accéléré le déploiement d'agents IA en interne pour automatiser les tâches de développement logiciel. Les salariés utilisent déjà ces outils pour la rédaction de code et l'automatisation de processus métier.
Le groupe a par ailleurs investi dans son laboratoire de superintelligence et acquis plusieurs startups prometteuses, dont Moltbook et Manus, pour concurrencer directement OpenAI.
Un mouvement de fond dans la Big Tech
Meta n'est pas seule dans cette dynamique. Amazon a annoncé la suppression d'environ 16 000 postes cette année dans le cadre d'une restructuration liée à ses investissements IA. Salesforce supprime 1 000 postes liés à l'automatisation, Snap a taillé 1 000 postes, soit 16 % de ses effectifs, et Microsoft a annoncé le même jour des départs volontaires ciblant 7 % de ses salariés américains.
Comme le soulignent les analyses relayées par Hacker News, plusieurs facteurs se combinent : la correction d'un surrecrutement massif pendant la pandémie, l'abandon de paris spéculatifs comme le Metaverse, et la fin d'une décennie de taux d'intérêt proches de zéro. L'IA constitue désormais le seul projet spéculatif encore toléré par les investisseurs.
Source: zdnet.fr