L'ère de l'« Agentic Cloud » s'installe dans les entreprises
Les chiffres d'adoption sont éloquents. Les modèles first-party de Google traitent aujourd'hui 16 milliards de tokens par minute, contre 10 milliards un trimestre plus tôt. Les utilisateurs payants de Gemini Enterprise ont progressé de 40 % entre le T4 2025 et le T1 2026. Gemini franchit quant à lui les 750 millions d'utilisateurs au total. Selon nos confrères d'Informatique News, chez KPMG, 90 % des collaborateurs utilisaient déjà Gemini Enterprise en l'espace d'un seul mois.
Puces, stockage et sécurité : les piliers techniques de cette édition
Sur le plan du cloud computing infrastructurel, Google a dévoilé sa huitième génération de TPU, segmentée en deux variantes. Le TPU 8t, dédié à l'entraînement des modèles, affiche une puissance de calcul trois fois supérieure à celle de l'Ironwood (TPU v7) et peut connecter jusqu'à 9 600 unités dans un seul pod. Le TPU 8i, orienté inférence, promet 80 % de meilleures performances par dollar à grande échelle.
Du côté du stockage, la nouvelle famille Rapid de Google Cloud Storage atteint 15 To/s de bande passante et 20 millions de requêtes par seconde, avec une latence inférieure à la milliseconde. Selon le blog officiel Google Cloud, cela réduit le temps d'inactivité des GPU de 50 % et accélère le chargement des données de 2,5 fois. Enfin, les intégrations cybersécurité avec Wiz, acquise pour 32 milliards de dollars fin 2025, permettent désormais à un agent de triage de traiter plus de 5 millions d'alertes en réduisant le temps d'analyse de 30 minutes à 60 secondes.
Une course à l'agentique face à Microsoft et AWS
Thomas Kurian a insisté sur le risque d'un « agent sprawl », une prolifération incontrôlée d'agents comparée au shadow IT de l'ère SaaS. Sa réponse : une pile unifiée, de la puce au workflow, face à des concurrents comme Microsoft avec son Agent 365, AWS avec Bedrock AgentCore, ou encore Salesforce et son Agentforce. Les migrations Microsoft 365 vers Google Workspace ont été annoncées cinq fois plus rapides, et un convertisseur de macros Office alimenté par l'IA fait partie du lot. Selon le keynote officiel de Thomas Kurian, cette édition marque le passage de l'IA expérimentale à l'IA de production à l'échelle mondiale.