Une victoire pour la souveraineté numérique française
Le processus de sélection a été particulièrement exigeant. La PDS a évalué les candidatures sur plus de 350 exigences techniques, lors d'une procédure de deux mois et demi. Scaleway a été retenu pour sa solution jugée « la plus adaptée en matière de sécurité, de scalabilité et de résilience », indique le communiqué officiel de la plateforme.
Un appel d'offres très concurrentiel
Comme le rapporte nos confrères du Figaro, le gouvernement avait annoncé début février son intention de retirer l'hébergement de Microsoft d'ici la fin de l'année. Un premier appel d'offres avait été lancé en juillet 2025 pour une solution intercalaire. Plusieurs grands noms s'étaient positionnés : Atos, Scaleway, La Poste via Docaposte, Orange, OVH et Thales.
Un second appel d'offres, portant cette fois sur une migration complète, a été lancé en février 2026. Cloud Temple, Docaposte, OVH, Atos et S3NS y ont notamment répondu. Selon Politico Europe, la société Bleu, qui regroupe Orange et Capgemini pour fournir des services Microsoft, n'a pas candidaté. Autre point notable : la qualification SecNumCloud de l'Anssi n'était pas un prérequis. Scaleway a entamé sa certification en janvier 2025 et ne dispose toujours pas du label à ce jour.
« Nous sommes fiers d'avoir été retenus par la PDS à l'issue d'un processus de sélection extrêmement compétitif », a déclaré Damien Lucas, directeur général de Scaleway, auprès de l'AFP.
Une migration attendue entre fin 2026 et début 2027
Selon le communiqué officiel de la Plateforme de données de santé, Scaleway et la PDS vont désormais travailler ensemble sur la migration complète de la base de données principale SNDS, le Système national des données de santé. Cette migration est attendue entre la fin de l'année 2026 et le début 2027.
Ce transfert permettra de débloquer plusieurs programmes de recherche médicale jusqu'alors en attente de clarification des règles d'accès aux données. Le stockage sur Azure avait notamment alimenté plusieurs contentieux, dont celui lié au projet européen EMC2. La PDS précise que cette migration s'inscrit dans la doctrine « Cloud au centre » de l'État, et que les exigences de sécurité spécifiques seront partagées régulièrement pour bénéficier à l'ensemble de la filière cloud française.
Source: lemondeinformatique.fr